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VANILLALAND TOURS

Posted By Tanavolahy Sambava

Il faut rendre à César ce qui revient à César: après la publication de notre précédent article sur le retard de paiement des honoraires des opérateurs de saisie du Centre Informatique du District de Sambava, tard ce jour du 18 Février 2013 vers 18h, quelqu'un  nous a informé que tous les agents concernés ont été convoqués aujourd'hui au bureau du District en vue du paiement enfin de leur rémunération, basée effectivement sur le taux de 40 Ar par enregistrement. Il est donc de notre dévoir d'apporter cette mise au point pour une mise à jour correcte de l'inforamation que nous avons publiée auparavant. Il ne reste plus donc, qu'à saluer l'effort fourni par le responsable à l'origine  du prompt règlement de ce problème à la suite de la publication de notre article en question.

 

 


 
Posted By Tanavolahy Sambava
Au début du mois de Novembre 2012, dans le cadre de la refonte de la liste électorale, ont été recrutés à Sambava, plus de 40 opérateurs de saisie. Compte tenu des tapages médiatiques sur les mirobolants millions de dollars prévus être mis à la disposition de la CENIT pour la préparation des élections, le contexte ne manquait pas d'inciter enthousiasme et motivations chez ceux qui ont été sélectionnés, vue la conjoncture du moment, à cette approche des fêtes de fin d'année. Il a été promis au moment de l'embauche, que le travail allait être payé à raison de 80 Ar par item et comme les opérateurs de saisie travaillaient en binôme, pour des agents moyennement expérimentés,  200 enregistrements par séance était un rythme normal. Chaque agent espérait donc faire au moins, 16 000 Ar par séance.
Premier hic:
Durant le travail quelle ne fût la surprise des opérateurs de saisie en constatant qu'une bonne partie des carnets étaient remplis avec des caractères illisibles et les noms de personne ainsi que les noms de village étaient complètement déformés et tout cela manifestement, non pas par erreur mais simplement par ce que le recenseur responsable était presque illettré. Alors qu'il était prévu qu'un opérateur de saisie n'avait le droit que de recopier ce qui était transcrit dans les carnets mais surtout pas de corriger. Ce qui retardait énormément le travail de saisie car il fallait bien faire attention à bien distinguer par exemple "georges" de "gorge", "zorze" ou "zeorze" et ce ne sont que des exemples parmi des centaines de cas.
Deuxième hic:
Au moment de leur recrutement il n'a été demandé aux opérateurs de saisie de signer aucun contrat. Tandis QU'AU MOMENT OU TOUT LE TRAVAIL EST TERMINE, vers le 20 Décembre, il leur a été présenté à chacun un contrat, dans lequel il est bien mentionné que les honoraires étaient de 80 Ar par enregistrement et que les opérateurs de saisie devaient obligatoirement travailler en binôme, mais qu'aucune mention ne précise que le 80 Ar devait être partagé entre les deux éléments du binôme, à raison de 40 Ar pour chacun. Pire, les opérateurs de saisie étaient convoqués en réunion pour leur expliquer clairement que LES RESPONSABLES AVAIENT FAIT UNE ERREUR EN ANNONCANT 80 Ar par enregistrement et qu'en réalité c'était plutôt 40 Ar par enregistrement, soit donc, le 80 Ar mentionné dans le contrat à partager entre chacun des membres du binôme.
Troisième hic:
La date exacte de paiement de leurs honoraires restant  inconnue, il leur a été suggéré de passer de temps en temps au bureau du Centre Informatique du District pour s'en informer.

Depuis le mois de Décembre 2013, période de la fin des travaux, les opérateurs de saisie n'arrêtent de faire le va-et-vient au bureau du CID, ayant déjà dépensé chacun des milliers d'Ar en frais de transport, sans savoir exactement combien ils seront payés pour le dur travail qu'ils ont fourni. Le Jeudi 14 Février, par un système de bouche à oreille  ceux-ci ont eu vent qu'ils allaient enfin être payés. Beaucoup ont fait le déplacement vers le CID, pour, encore une fois se voir notifier

 

Les opérateurs de saisie attendant leur paiement


qu'une erreur dans le traitement du dossier de déblocage du fonds a empêché le responsable du Trésor de débourser la somme correspondante et qu'il faut la signature du Chef CID pour recommencer toutes les procédures, alors que celui-ci, ou plutôt celle-là, parce qu'il s'agit d'une femme, EST SIMPLEMENT DEMISSIONNAIRE DEPUIS PLUS D'UN MOIS. Et les opérateurs de saisie rentrent bredouille, encore une fois. ET TOUT CELA POUR DES ELECTIONS SANS FAUTE, TRANSPARENTES ACCEPTEES PAR TOUS.

 
Posted By Tanavolahy Sambava
19h 30mn: heure du journal sur la planète TVM. Le valet du souverain sort de la cour royale précipitamment, émettant des cris assourdissants en grinçant des dents à en couper sa langue, sortant ses griffes et proférant des insultes et menaces à l'endroit de Beriziky, un natif de SAVA, dénonçant celui-ci d'avoir désobéit à son roi Nampoina de MALACAM. Les riverains sont abasourdis, bouches bé, n'arrivant pas exprimer la question qui  tortille dans leur tête, tellement l'étonnement est grand: "qu'est-ce qui lui prend celui-ci!".  Il se trouve qu'en ce début du 21è siècle, Dada Rahaja, valet du roi de MALACAM, croit encore à un rêve vieux de plusieurs siècles et voit en l'océan indien, la limite du royaume MALAKAM. Il ne s'est jamais rendu compte que les fusils contre lesquels son roi a troqué sa terre natale dans le but de s'en servir pour conquérir le royaume des ancêtres de Beriziky se sont déjà tus depuis belles lurettes. Il n'est pas conscient que le monde entame déjà le troisième millénaire, qu'en la personne de Beriziky il est en face d'un "boendy" (champion de boxe traditionelle de SAVA) qui n'en a cure de l'autorité fantoche d'un souverain de MALAKAM. Ou peut-être, plutôt si, il en est bien conscient, mais qu'il est tellement hanté par cette perspective d'obtenir de son roi rien qu'une petite miette du fameux "mofogasy" (gâteau traditionnel de l'Imerina) royal préparé à partir d'un riz de qualité "vary mora" de marque WISCO aromatisé avec de l'essence de bois de roses.  Ce qu'il semble décidément ignorer c'est que cette essence rare a été dérobée dans les concessions ancestrales du "boendy" (champion) Beriziky et que pour cela le "boendy" d'Atsinanana (champion de l'Est) risque de leur en faire bien baver  lui, le fidèle valet et  son roi illuminé. Vive le Boendy de SAVA!

 


 
Posted By Tanavolahy Sambava

route Vohémar Ambilobe                       route Vohémar Ambilobe2

route Vohémar-Ambilobe

 

Les habitants de Toamasina viennent d'inaugurer en grande pompe, leurs hôpital "manara-penitra", hôtel de ville et maisons économiques (trano mora). Deux journées de liesse populaire marquées par de tonitruantes déclarations politiques du président de transition pour montrer que sans lui toutes ces réalisations n'auraient jamais existé. Quelques semaines auparavant c'étaient le tour de la capitale provinciale d'Antsiranana, mais avec l'hôtel de ville en moins.

Cet évènement de Toamsina, retransmis en direct dans les médias publiques presque sans interruption de Samedi à Dimanche n'a pas manqué de rapeller aux habitants de SAVA des questions que celui d'Antsiranana  a déjà suscitées en eux, sur l'opportunité d'investir des dizaines de milliards d'Ar dans la construction d'un centre hospitalier - un seul pour toute la province - aussi  "manara-penitra" soit-il, dans une ville -une seule de toutes les villes de la province- alors que, d'une part, personne ne l'a jamais réclamé, d'autre part, beaucoup d'autres infrastructures manifestement plus prioritaires et bénéficiant à  un pourcentage mille fois plus important d'habitants, sont laissées à l'abandon et dans le délabrement  total. Personne ne sous-estime l'importance de la santé pour le bien-être de la population mais alors, pourquoi cette absence totale d'initiative pour l'amélioration des conditions de fonctionnement de ces Centres de Santé de Base (CSB) de niveau I et II qui, pourtant sont les seuls dispositifs sur lesquels peuvent compter 90% de la population. Les régions SAVA-DIANA n'en comptent pas plus de 100. Si à chacun de ces CSB était attribué seulement moins de 1% du budget prévu pour cet hôpital "manara-penitra" qui ne peut même pas bénéficier à plus de 1¨% de la population de l'ex-province d'Antsiranana, ceci les rendrait sûrement tous plus que "manara-penitra" et en plus, ce sera vraiment pour le bonheur de la totalité des habitants des deux régions.


On dit que normalement, la Transition n'a pas vocation à entreprendre de gros investissements. Certes, mais les investissements ils sont là et pas des moindres. Dans l'hypothèse où ces réalisations étaient décidées par voie "démocratique", d'autres projets entreraient naturellement en concurrence pour le cas de l'ex-province d'Antsiranana, parmi lesquels la tristement célèbre route de Vohémar-Ambilobe serait surement en bonne position. Dans ce  cas de figure, il est difficile de croire que la construction d'un hôpital hyper"manara-penitra" sera adoptée à la place de la mise en "manara-penitra" de cette axe qui fait l'objet d'une plainte généralisée qui dépasse le seul cadre de la partie nord de l'île depuis un siècle. Hélas, faudra-t-il que le peuple de SAVA compte sur "une autre transition" pour construire "sa" route?


 
Posted By Tanavolahy Sambava

bureau de la Région SAVA 

 

A cette période de  célébration du nouvel an,  occasion choisie généralement par les individus pour se retrouver entre membres d’une famille ou d’une communauté et se souhaiter les meilleurs vœux pour l’avenir, le premier ministre Jean Omer Beriziky, originaire d’une localité rurale de Sambava, est arrivé dans la ville depuis quelques jours, presque en catimini. Sûrement pour passer la fête de fin d’année avec les siens.  Mais ce 05 Janvier, ce fut au tour de la population de SAVA de recevoir les vœux du premier ministre qui, après deux jours de son arrivée, s’est finalement manifesté à la télévision locale pour la présentation du « firarian-tsoa ».

 Mr. Jean Omer fait de SAVA « be riziky » (en français : chanceux), étant la première personnalité de cette région à avoir jamais occupé une fonction de ce niveau au pouvoir dans l’histoire de Madagascar. Enfin, un premier ministre originaire de SAVA. Force est aussi de constater que sur le plan de la moralité  le personnage  se distingue nettement de toutes les autres personnalités originaires de la région qui ont accédé à un poste de responsabilité publique de quelque niveau que ce soit, mais qui ont tous brillé par leur incompétence et leur mercantilisme. Et les observateurs n’ont pas manqué de remarquer que depuis qu’il occupe le poste de Premier Ministre, des changements positifs sont intervenus dans différentes sphères de l’administration régionale : dans la police, à la gendarmerie, au service de la conservation foncière, et même dans les collectivités dites décentralisées dont notamment les communes.

Et le peuple de SAVA, à travers les nouvelles de la radio et télévision nationales, prend conscience de l’importance, tous les jours grandissante,  des responsabilités du premier ministre au niveau du pouvoir. Il devient maintenant évident aux yeux de ceux qui suivent les actualités politiques que le premier ministre joue un rôle primordial sinon de premier plan,  dans la résolution de la crise que traverse le pays, en passant par la nécessaire réconciliation nationale. Le peuple de SAVA commence à comprendre aussi que malgré toutes ses bonnes volontés sa ligne de conduite n’est pas toujours favorable à tous les intérêts mis en jeu dans la haute sphère de l’Etat, que les forces en opposition sont redoutables et que « le chanceux » (Beriziky) n’est pas à l’abri de tout risque dans ses manœuvres. Alors les zanatany de SAVA ne s’empêche pas de ressentir une certaine crainte pour leur héro et de lui souhaiter toutes les chances du monde pour la bon aboutissement de sa noble mission.