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VANILLALAND TOURS

Posted By Tanavolahy Sambava

Et le feuilleton continue.

Nous avons relaté dans nos post en date du 12/02/2012 intitulés "l'Administration publique régionale, l'application de la loi, le trafic d'influence et la corruption à SAVA", I et II SUITE, le harcèlement subit par des commerçants propriétaires de pavillons en bois en bordure de la RN5 dans le quartier marchand d'Antaimby Nord, à Sambava, région SAVA.  Nous avons rapporté à travers ces deux articles  qu'après une tentative infructueuse d'expulsion illégale par voie de menaces et diverses intimidations, le tristement célèbre milliardaire est revenu à la charge, dans un premier temps, en se faisant accompagner par des hauts fonctionnaires et des élus locaux pour persuader les malheureux commerçants à détruire leurs pavillons et libérer les lieux au motif qu'une construction d'une valeur de plusieurs milliards d'Ar va être effectuée par le propriétaire du terrain adjacent. Après refus des intéressés au bout d'une semaine, le maire de la CU prend la relève en notifiant ces derniers qu'ils seront déménagés dans un vieux locaux isolés  sous prétexte d'un prochain aménagement de canaux de déversement d'eaux de ruissèlement, en se basant sur l'existence d'une flaque d'eau d'environ 2m2 située à l'extrémité de la partie litigeuse

le canal qui passe devant les pavillons est régulièrement entretenu

 les commerçants entretiennent régulièrement le canal qui passe devant leurs pavillons

la flaque d'eau qui sert de motif d'expulsion: devant la propriété d'un milliardaire

la flaque d'eau qui sert de motif d'expulsion

 

 

.   

Or à l'évidence, la stagnation de l'eau de pluie en question, est plutôt due à l'obstruction du canal longeant la propriété d'un autre milliardaire situé juste après l'endroit occupés par les marchands à l'ouest, lequel n'a jamais été inquiété par les autorités municipales et non à ces derniers qui, eux, entretiennent régulièrement le canal qui passe devant leurs stands. De nouveau, les intéressés opposent leur refus de déménager. Survînt alors, une situation burlesque frisant le ridicule et qui risque malheureusement de faire éclater un grand scandale liée à la corruption des responsables locaux mais surtout, hélas, qui fait craindre le pire dans le sens d'une trouble à l'ordre public à Sambava.
Un grand panneau de chantier, aux couleurs bizarres est érigé près de la flaque d'eau et immédiatement après, deux chargements de camion de sable y sont déversés. Et quand on se donne la peine de bien lire les inscriptions sur le panneau, on ne peut pas s'empêcher de poser quelques questions:


 
Posted By Tanavolahy Sambava

 

le panneau de chantier

un panneau qui suscite beaucoup de questions

 

Financement CU de Sambava. quelques temps auparavant, le Chef de Fokontany adjoint a déjà déclaré aux propriétaires des pavillons que Mr Befototo Angelin, celui-là même qui veut faire expulser ces derniers, va financer l'aménagement d'un canal à l'endroit litigieux et ce même adjoint-chef de fokontany est bénéficiaire d'une bicyclette à titre de don de la part de Mr Befototo.

Marché N° 00001/CU/S/VA 13 DU PK 303+500: adopté dans quel cadre de décision, prévu dans le budget municipal? les textes règlementaires sur la passation des marchés publics ont-ils été respectés? quid du cahier des charges?

Objet des travaux:  travaux d'aménagement au PK 303 + 500 de RN5 5A un peu vague quand-même pour définir des travaux de construction de canal de déversement d'eaux de ruissellement. et PK 303 + 5 ne semble pas du tout correspondre à l'endroit désigné.

Délai un mois, du 04 Mars au 02 Avril 2013 jusqu'à ce jour aucun coup de pioche n'est encore entamé et la question est de savoir, vu l'endroit concerné, combien de mètres de largeur et de profondeur sera ce fameux canal pour justifier ainsi l'expulsion intégrale de ces malheureux marchands?

 

Et les marchands, ne sachant plus où s'adresser pour se plaindre de leur cas ont rédigé un long communiqué et se sont présentés à la rédaction de toutes les radios locales pour demander de le diffuser dans le cadre des annonces payantes, mais aucune radio n'a accepté! Quelques unes ont affirmé que le communiqué vise trop clairement les autorités locales. De quoi alors ont peur les responsables de ces radios? Une personne à laquelle les intéressés ont fait part de leur étonnement a affirmé que toutes ces radios sont en situation irrégulière sur le plan administratif et les propriétaires ont alors peur que les autorités les fassent fermer!...tout simplement.

la banderole des marchands à expulser

l'ultime recours

 

Finalement, les commerçants font récours à un ultime procédé vieux comme le monde...la banderole. où il est écrit "TOMPONANDRAIKITRA VOAKOLIKOLY MANAKORONTANA FILAMINAM-BAHOAKA IZAHAY TSY HIALA" ...


 
Posted By Tanavolahy Sambava
 Antaimby nord

 RN5, Antaimby Nord

 .

Un beau jour de cette année 2013 cependant, le Chef de District, le Maire, le Commissaire de Police accompagnés du Chef de Fokontany et de son adjoint, ainsi que du grand patron milliardaire, ont effectué une "descente"  inopinée sur le même lieu, notifiant les occupants qu'ils seront expulsés dans le plus bref délai, sous prétexte que le propriétaire de la propriété de l'autre coté de la clôture va construire un bâtiment valant plusieurs milliards d'Ar.

 

Les concernés refusent de nouveau et déclarent qu'ils ne quitteront le lieu que quand ils en obtiendront compensation, selon la promesse de Mr. Le Maire auparavant. Quelques jours plus tard, ils sont de nouveau, convoqués, mais cette fois-ci au bureau du Maire

  

 A l'heure convenue, le Chef de District est venu en personne pour assister le Maire et tous les deux à tour de rôle, font leur « exposé des motifs » pour convaincre ces marchands à détruire leurs constructions et déménager vers un vieux bâtiment, en dehors de toute circulation, abandonné depuis des décennies et totalement inapproprié pour l'exercice de leurs activités. Cette fois-ci, le motif d'expulsion n'a plus rien à voir avec le milliardaire mais pour la sécurité de la circulation, alors que parmi toutes les occupations d'emprise routière allant d'une extrémité de la ville à une autre, la construction des pavillons concernés est la plus réglementaire car, effectuée suivant un plan imposé par la Commune Urbaine et la moins gênante pour la circulation.

 Encore une fois les marchands ont refusé et en plus, ils ont rédigé un long communiqué, faisant référence à leur ancienne plainte classée sans suite et menaçant de renouveler celle-ci, cette fois-ci avec en plus, les motifs de "rétention de dossier" et "entrave à la justice". Une copie du communiqué est remise à chaque radio locale et une autre copie est envoyée au BIANCO. Aucune radio n’a accepté de diffuser le communiqué, arguant qu’il vise trop directement les hauts responsables.

 Bizarrement, à l'expiration du délai imposé, rien ne se passe. Sauf une note signée par le Maire pour ordonner aux marchands de détruire leurs pavillons et débarrasser les lieux avant une semaine, pour encore une fois un nouveau motif: "la construction d'un canal d'évacuation d'eaux usées". Uniquement sur cette partie litigeuse… .Le délai d'une semaine est passé depuis deux jours et, ...toujours rien. Dire que les commerçants ont convenu de se léver tôt ce jour-là pour attendre de pieds fermes l'équipe de la Commune Urbaine censée executer l'expulsion. Le communiqué non radiodiffusé qui a été probablement rapporté discrètement aux responsables visés a-t-il fait réfléchir quelques uns ou c'est le courrier adressé au BIANCO qui a produit son effet.  Dans tous les cas, les marchands des pavillons RN5 d'Antaimby Nord affirment haut et fort être prêts à aller jusqu'au bout et attendent en restant imperturbables. Quel nouveau scénario pour demain ? WAIT AND SEE


Bureau de la Région SAVA

 Bureau de la Région de SAVA

 

 


 
Posted By Tanavolahy Sambava
Antaimby nord

 Antaimby Nord

En 2011, un nouveau locataire d'une propriété privée située au bord de la RN5 à Antaimby nord à Sambava, un milliardaire tristement notoire pour son mépris des autres,  avait écrit au Maire pour  demander à celui-ci de "...chasser les petits commerçants..." (selon les termes utilisés dans la lettre au  Maire) installés devant sa clôture mais qui pourtant, se trouve bien à l'extérieure de son domaine. Le Maire lui avait répondu que ce ne sera possible que quand la commune urbaine aura trouvé un endroit pour réinstaller ces derniers. Après tout, les propriétaires des pavillons concernés sont bien en règle vis-à-vis de la commune quant à l'occupation du terrain.

 Non satisfait le milliardaire envoie un huissier, celui-là aussi affreusement reconnu pour ses méthodes  réputées radicales , muni d'une ordonnance vieille de plus de dix ans portant sur une affaire qui n'a rien à voir avec le cas mis en cause, accompagné d'une horde de policiers, enjoignant les marchands à détruire leurs pavillons dans un délai de moins d'un mois à cette époque-là. Mais ces derniers n'ont pas obtempéré. Le lendemain, chaque propriétaire de pavillon reçoit une convocation à se présenter au commissariat à une heure donnée. Au commissariat, ils sont reçus par l'huissier,  entouré de policiers, leur demandant de signer une promesse de détruire leurs pavillons et quitter les lieux dans un délai de 15 jours, à défaut de quoi,  ils ne ressortiront plus du commissariat mais directement gardés à vue pour un déferrement à Antalaha. Alors paniqués, les pauvres ont signé, n'ayant qu'un seul but en tête, sortir libre de ce bureau sinistre.
Mais une fois rentrés, ces marchands ont rédigé une longue plainte pour "extorsion de signature par voie de menaces et d'intimidations", "faux et usage de faux", "trafic d'influence" et "tortures morales" entre autres motifs, avec les copies de tous les documents de preuves à l'appui, puis l'ont dûment déposé à la Brigade de la Gendarmerie, dont une copie au Maire, une au Chef de Région et une autre au Chef de District. Une copie de chaque est également expédiée à chaque ministère directement ou indirectement concerné, une à la Commission « Sécurité » du Congrès de la Transition  et une autre au BIANCO.
A l'expiration du délai, il ne se passe rien pour l'expulsion, les commerçants sont soulagés, mais depuis, aucune suite n'a été réservée à la plainte qui pourtant, a été signée par une soixantaine de personnes et le milliardaire continue à proférer des menaces aux occupants de l'endroit à chaque fois qu’il en rencontre un isolément.

Qu'importe! se disent les marchands, tant pis si l'affaire est classée,  L'essentiel c'est de ne pas subir le tsindry hazolena de l'expulsion.

Une année est passée et les marchands des pavillons d'Antaimby nord se sentent rassurés et reconnaissants envers les responsables, quels qu'ils soient, qui ont dû  agir quelque part pour faire barrage au grand patron dans son intention de les expulser.     (A SUIVRE)



Bureau de la Région SAVA

 Bureau Région SAVA


 
Posted By Tanavolahy Sambava

Atelier artisanal de construction navale à Antalaha

 

Il n'est pas rare ces derniers temps d'entendre sur les ondes des radios internationales telles la RFI que des diasporas des pays d'Afrique commencent à prendre conscience de leur part de responsabilité dans le développement de leurs nations d'origine respectives et même du continent dans son ensemble. Divers groupements et associations sont créés dans presque tous les pays avancés par les natifs du continent noir dans le but d'apporter leur contribution pour l'amélioration des conditions de vie de leurs compatriotes restés sur place, ce, dans des secteurs aussi divers que l'économie, le social et la culture. Et le secteur de l'investissement privé n'en est pas en reste. Les uns d'envergure nationale ou  régionale, les autres de couverture plus ou moins limitée, parfois même au niveau d'une circonscription régionale d'un pays. Force est de reconnaitre  que la diaspora de SAVA répartie à travers le globe accuse un certain retard dans cette prise de conscience.
Il est en effet déplorable de constater que sans les quelques ONG d'origine étrangère ou créées par des bienfaiteurs ultra nationaux telles CARE, AIDE ET ACTIONS ou MEDECINS SANS FRONTIERES, la région de la vanille est abandonnée à elle-même face aux carences chroniques de l'Etat. Pourtant, traditionnellement, la SAVA est sans doute parmi les  régions de Madagascar qui exportent le plus de ressources humaines. Si l'absence d'initiatives humanitaires peut s'expliquer dans une certaine mesure, par cette mentalité régionale marquée par l'individualisme né sans doute des dures conditions de subsistances dans lesquelles on ne peut compter que sur soi-même, la nature débrouillarde et businessmen qui, par contre,  ont toujours fait honneur à la communauté  du nord-est  devraient être exploitée et mise en valeur par nos compatriotes de l'étranger en prenant  part activement au développement économique de leur région-mère en investissant dans des secteurs pleins de potentialités dont SAVA ne manquent pas.
Pas plus tard qu'il y a quelques mois, un grave accident dans le transport maritime est survenu dans l'axe Antalaha-Toamasina, causant pour la nième fois, la mort de plusieurs dizaines de personnes dont les corps restent introuvables jusqu'à ce jour. Tout le monde reconnait que la principale cause de ce sinistre drame est la précarité et l'inadéquation des moyens utilisés pour le transport de passagers. Cette axe maritime Antalaha-Tamatave étant incontestablement une des plus utilisées de Madagascar pour la circulation humaine depuis des dizaines d'années, il est tristement surprenant de constater qu'aucun bateau manufacturé n'y est exploité pour en assurer le trafic. Toutes les embarcations sortent des ateliers navals artisanaux de la région, en dehors de tout cadre normatif. Aucune mesure de sécurité même les plus élémentaires ne sont respectées.
En ce début du 21è siècle, à l'ère de la mondialisation, à l'aube de l'avènement de la télévision TNT, n'est-il pas temps qu'un engin du type "ferry boat" soit enfin mis en service pour assurer le trafic des voyageurs entre La région SAVA et Toamasina? Il est difficile de croire qu'un tel investissement ne puisse présenter une rentabilité pérenne. Bizarrement, aucun des  investisseurs traditionnels déjà implantés dans le pays ne semblent s'y intéresser. Compatriotes répartis dans le monde entier, joignez l'utile à l'agréable, rendez service à votre région-mère, unissez-vous et investissez-y, vous ne serez pas perdants, votre chère région SAVA vous en sera reconnaissante.