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Posted By Tanavolahy Sambava
 les fruits de SAVA     mangues     Ananas

les fruits de la SAVA

 

Il y a quelques jours, RFI la radio mondiale a rapporté dans son journal que l'ONU envisage sérieusement à  lutter contre le gaspillage des produits alimentaires dans le monde. Si l'on en juge aux commentaires développés par les journalistes de cette radio à cette  occasion, ce sont principalement les pays industrialisés qui en sont visés. Mais à bien réflechir sur la question, les pays sous-développés qui paradoxalement sont, dans certains domaines, les plus gâtés par la nature en sont aussi concernés.
Pour le cas de la région SAVA de l'île de Madagascar, force est de reconnaître qu'elle est parmi les régions les plus riches en ressources agricoles et végétales en générale, notamment en produits fruitiers. En effet dans cette partie de Madagascar les  fruits de diverses natures n'arrêtent d'abonder sur le marché local à longueur d'années suivant les espèces et la saison. Les bananes sont disponibles toute l'année, tandis que  les mangues, les agrumes, le letchi, les ananas, et différentes autres espèces sauvages se succèdent de Janvier à Décembre. Et la production annuelle toutes espèces confondues dépasse largement les besoins de consommations locales.


     Hélas, ceux qui  ne sont pas absorbés par le marché local, exceptée l'infime partie expédiée dans la région DIANA, aboutissent tous dans les ordures, polluant ainsi l'atmosphère en odeur de pourritures et en favorisant la prolifération des mouches, avec tous les problèmes de santé publique que cela implique.
D'autre part, en l'absence de toute technique rationnelle de culture et de récolte, la majeure partie des fruits pourrissent sur pieds parce qu'inaccessible à la cueillette. Bizarrement, malgré la présence d'une multitude de milliardaires locaux, opérateurs et hommes d'affaires de tous les domaines, tous propriétaires d'une collection personnelle de véhicules 4x4 de la meilleure gamme du monde, en défilée permanente dans les rues de la SAVA de telles sortes que près de 50% des voitures qui passent sont des 4x4 haut de gamme, aucune unité de transformation de fruits même de taille artisanale n'existe dans la région. Il faut reconnaitre aussi que la précarité du réseau local d'électricité, dont la puissance débitée suffit à peine à faire tourner les appareils électroménagers, ne favorise guère les initiatives d'investissement dans une activité à forte consommation d'énergie telle qu'une usine.


En l'absence d'initiatives privées et gouvernementales dans ce sens, le peuple de SAVA est-il en droit d'espérer un coup de pouce de la Communauté Internationale ou même Régionale sous l'impulsion de l'ONU pour mettre en valeur ses productions fruitières? Alors, chère Mère ONU n'en ferait que d'une pierre deux, voire plusieurs coups: création d'emploi, amélioration du PIB et...lutte contre le gaspillage.

 


 
Posted By Tanavolahy Sambava

route Vohémar Ambilobe                       route Vohémar Ambilobe2

route Vohémar-Ambilobe

 

Les habitants de Toamasina viennent d'inaugurer en grande pompe, leurs hôpital "manara-penitra", hôtel de ville et maisons économiques (trano mora). Deux journées de liesse populaire marquées par de tonitruantes déclarations politiques du président de transition pour montrer que sans lui toutes ces réalisations n'auraient jamais existé. Quelques semaines auparavant c'étaient le tour de la capitale provinciale d'Antsiranana, mais avec l'hôtel de ville en moins.

Cet évènement de Toamsina, retransmis en direct dans les médias publiques presque sans interruption de Samedi à Dimanche n'a pas manqué de rapeller aux habitants de SAVA des questions que celui d'Antsiranana  a déjà suscitées en eux, sur l'opportunité d'investir des dizaines de milliards d'Ar dans la construction d'un centre hospitalier - un seul pour toute la province - aussi  "manara-penitra" soit-il, dans une ville -une seule de toutes les villes de la province- alors que, d'une part, personne ne l'a jamais réclamé, d'autre part, beaucoup d'autres infrastructures manifestement plus prioritaires et bénéficiant à  un pourcentage mille fois plus important d'habitants, sont laissées à l'abandon et dans le délabrement  total. Personne ne sous-estime l'importance de la santé pour le bien-être de la population mais alors, pourquoi cette absence totale d'initiative pour l'amélioration des conditions de fonctionnement de ces Centres de Santé de Base (CSB) de niveau I et II qui, pourtant sont les seuls dispositifs sur lesquels peuvent compter 90% de la population. Les régions SAVA-DIANA n'en comptent pas plus de 100. Si à chacun de ces CSB était attribué seulement moins de 1% du budget prévu pour cet hôpital "manara-penitra" qui ne peut même pas bénéficier à plus de 1¨% de la population de l'ex-province d'Antsiranana, ceci les rendrait sûrement tous plus que "manara-penitra" et en plus, ce sera vraiment pour le bonheur de la totalité des habitants des deux régions.


On dit que normalement, la Transition n'a pas vocation à entreprendre de gros investissements. Certes, mais les investissements ils sont là et pas des moindres. Dans l'hypothèse où ces réalisations étaient décidées par voie "démocratique", d'autres projets entreraient naturellement en concurrence pour le cas de l'ex-province d'Antsiranana, parmi lesquels la tristement célèbre route de Vohémar-Ambilobe serait surement en bonne position. Dans ce  cas de figure, il est difficile de croire que la construction d'un hôpital hyper"manara-penitra" sera adoptée à la place de la mise en "manara-penitra" de cette axe qui fait l'objet d'une plainte généralisée qui dépasse le seul cadre de la partie nord de l'île depuis un siècle. Hélas, faudra-t-il que le peuple de SAVA compte sur "une autre transition" pour construire "sa" route?


 
Posted By Tanavolahy Sambava

Atelier artisanal de construction navale à Antalaha

 

Il n'est pas rare ces derniers temps d'entendre sur les ondes des radios internationales telles la RFI que des diasporas des pays d'Afrique commencent à prendre conscience de leur part de responsabilité dans le développement de leurs nations d'origine respectives et même du continent dans son ensemble. Divers groupements et associations sont créés dans presque tous les pays avancés par les natifs du continent noir dans le but d'apporter leur contribution pour l'amélioration des conditions de vie de leurs compatriotes restés sur place, ce, dans des secteurs aussi divers que l'économie, le social et la culture. Et le secteur de l'investissement privé n'en est pas en reste. Les uns d'envergure nationale ou  régionale, les autres de couverture plus ou moins limitée, parfois même au niveau d'une circonscription régionale d'un pays. Force est de reconnaitre  que la diaspora de SAVA répartie à travers le globe accuse un certain retard dans cette prise de conscience.
Il est en effet déplorable de constater que sans les quelques ONG d'origine étrangère ou créées par des bienfaiteurs ultra nationaux telles CARE, AIDE ET ACTIONS ou MEDECINS SANS FRONTIERES, la région de la vanille est abandonnée à elle-même face aux carences chroniques de l'Etat. Pourtant, traditionnellement, la SAVA est sans doute parmi les  régions de Madagascar qui exportent le plus de ressources humaines. Si l'absence d'initiatives humanitaires peut s'expliquer dans une certaine mesure, par cette mentalité régionale marquée par l'individualisme né sans doute des dures conditions de subsistances dans lesquelles on ne peut compter que sur soi-même, la nature débrouillarde et businessmen qui, par contre,  ont toujours fait honneur à la communauté  du nord-est  devraient être exploitée et mise en valeur par nos compatriotes de l'étranger en prenant  part activement au développement économique de leur région-mère en investissant dans des secteurs pleins de potentialités dont SAVA ne manquent pas.
Pas plus tard qu'il y a quelques mois, un grave accident dans le transport maritime est survenu dans l'axe Antalaha-Toamasina, causant pour la nième fois, la mort de plusieurs dizaines de personnes dont les corps restent introuvables jusqu'à ce jour. Tout le monde reconnait que la principale cause de ce sinistre drame est la précarité et l'inadéquation des moyens utilisés pour le transport de passagers. Cette axe maritime Antalaha-Tamatave étant incontestablement une des plus utilisées de Madagascar pour la circulation humaine depuis des dizaines d'années, il est tristement surprenant de constater qu'aucun bateau manufacturé n'y est exploité pour en assurer le trafic. Toutes les embarcations sortent des ateliers navals artisanaux de la région, en dehors de tout cadre normatif. Aucune mesure de sécurité même les plus élémentaires ne sont respectées.
En ce début du 21è siècle, à l'ère de la mondialisation, à l'aube de l'avènement de la télévision TNT, n'est-il pas temps qu'un engin du type "ferry boat" soit enfin mis en service pour assurer le trafic des voyageurs entre La région SAVA et Toamasina? Il est difficile de croire qu'un tel investissement ne puisse présenter une rentabilité pérenne. Bizarrement, aucun des  investisseurs traditionnels déjà implantés dans le pays ne semblent s'y intéresser. Compatriotes répartis dans le monde entier, joignez l'utile à l'agréable, rendez service à votre région-mère, unissez-vous et investissez-y, vous ne serez pas perdants, votre chère région SAVA vous en sera reconnaissante.


 
Posted By Tanavolahy Sambava

bureau de la Région SAVA 

 

A cette période de  célébration du nouvel an,  occasion choisie généralement par les individus pour se retrouver entre membres d’une famille ou d’une communauté et se souhaiter les meilleurs vœux pour l’avenir, le premier ministre Jean Omer Beriziky, originaire d’une localité rurale de Sambava, est arrivé dans la ville depuis quelques jours, presque en catimini. Sûrement pour passer la fête de fin d’année avec les siens.  Mais ce 05 Janvier, ce fut au tour de la population de SAVA de recevoir les vœux du premier ministre qui, après deux jours de son arrivée, s’est finalement manifesté à la télévision locale pour la présentation du « firarian-tsoa ».

 Mr. Jean Omer fait de SAVA « be riziky » (en français : chanceux), étant la première personnalité de cette région à avoir jamais occupé une fonction de ce niveau au pouvoir dans l’histoire de Madagascar. Enfin, un premier ministre originaire de SAVA. Force est aussi de constater que sur le plan de la moralité  le personnage  se distingue nettement de toutes les autres personnalités originaires de la région qui ont accédé à un poste de responsabilité publique de quelque niveau que ce soit, mais qui ont tous brillé par leur incompétence et leur mercantilisme. Et les observateurs n’ont pas manqué de remarquer que depuis qu’il occupe le poste de Premier Ministre, des changements positifs sont intervenus dans différentes sphères de l’administration régionale : dans la police, à la gendarmerie, au service de la conservation foncière, et même dans les collectivités dites décentralisées dont notamment les communes.

Et le peuple de SAVA, à travers les nouvelles de la radio et télévision nationales, prend conscience de l’importance, tous les jours grandissante,  des responsabilités du premier ministre au niveau du pouvoir. Il devient maintenant évident aux yeux de ceux qui suivent les actualités politiques que le premier ministre joue un rôle primordial sinon de premier plan,  dans la résolution de la crise que traverse le pays, en passant par la nécessaire réconciliation nationale. Le peuple de SAVA commence à comprendre aussi que malgré toutes ses bonnes volontés sa ligne de conduite n’est pas toujours favorable à tous les intérêts mis en jeu dans la haute sphère de l’Etat, que les forces en opposition sont redoutables et que « le chanceux » (Beriziky) n’est pas à l’abri de tout risque dans ses manœuvres. Alors les zanatany de SAVA ne s’empêche pas de ressentir une certaine crainte pour leur héro et de lui souhaiter toutes les chances du monde pour la bon aboutissement de sa noble mission.