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Posted By Tanavolahy Sambava
trafiquants de bois de rose

Photo: http://jomerberizky.wordpress.com/

 

Le 19 février 2013 des trafiquants ont été surpris en train d’embarquer illicitement des rondins de bois de rose  à Ambodiampana –Antalaha.  224 rondins ont été  saisis ainsi que cinq boutres, trois pick-up, une camionnette et un tracteur avec remorque trouvés sur les lieux et ayant sûrement été utilisés pour effectuer les transactions prévues. Neuf dockers pris en flagrant délit  ont  été écroués avec l'opérateur économique présumé être le donneur d'ordre.
Ce  qui est frappant dans cette affaire c'est que l'opération qui a permis le coup de filet a été effectuée exclusivement par la DST (la Direction de la Sécurité Territoriale) qui relève directement de la Présidence de la Transition et tout cela, au nez et à la barbe des forces de l'ordre et des responsables  de la sécurité implantés dans la région.
Depuis plus de cinq ans, les affaires liées à l'exploitation et à l'exportation illicite de bois de rose n'arrêtent de faire couler d'encres et d'alimenter  les débats politiques et les rumeurs les plus folles dans cette région  reconnue être le fief des principaux acteurs de cette activité criminelle. Ces big bosses de bois de rose, nouvelle race de milliardaires sont connus, notoirement reconnus et font miroiter fièrement leur collection de 4x4 haut de gamme dans les rues sans la moindre inquiétude. Les rumeurs sur l'existence de bateaux étrangers qui embarquent clandestinement des bois de rose circulent depuis belles lurettes sans que jamais une opération policière d'une telle envergure ne s'est déroulée dans la région. Ce, malgré l'existence d'importants dispositifs sécuritaires dont un département régional tel que SAVA est doté. Cette opération effectuée par la DST semble hélas, confirmer que les services sécuritaires et  judiciaires de la région ne sont pas très "manarapenitra".

 
Posted By Tanavolahy Sambava

Il faut rendre à César ce qui revient à César: après la publication de notre précédent article sur le retard de paiement des honoraires des opérateurs de saisie du Centre Informatique du District de Sambava, tard ce jour du 18 Février 2013 vers 18h, quelqu'un  nous a informé que tous les agents concernés ont été convoqués aujourd'hui au bureau du District en vue du paiement enfin de leur rémunération, basée effectivement sur le taux de 40 Ar par enregistrement. Il est donc de notre dévoir d'apporter cette mise au point pour une mise à jour correcte de l'inforamation que nous avons publiée auparavant. Il ne reste plus donc, qu'à saluer l'effort fourni par le responsable à l'origine  du prompt règlement de ce problème à la suite de la publication de notre article en question.

 

 


 
Posted By Tanavolahy Sambava
Au début du mois de Novembre 2012, dans le cadre de la refonte de la liste électorale, ont été recrutés à Sambava, plus de 40 opérateurs de saisie. Compte tenu des tapages médiatiques sur les mirobolants millions de dollars prévus être mis à la disposition de la CENIT pour la préparation des élections, le contexte ne manquait pas d'inciter enthousiasme et motivations chez ceux qui ont été sélectionnés, vue la conjoncture du moment, à cette approche des fêtes de fin d'année. Il a été promis au moment de l'embauche, que le travail allait être payé à raison de 80 Ar par item et comme les opérateurs de saisie travaillaient en binôme, pour des agents moyennement expérimentés,  200 enregistrements par séance était un rythme normal. Chaque agent espérait donc faire au moins, 16 000 Ar par séance.
Premier hic:
Durant le travail quelle ne fût la surprise des opérateurs de saisie en constatant qu'une bonne partie des carnets étaient remplis avec des caractères illisibles et les noms de personne ainsi que les noms de village étaient complètement déformés et tout cela manifestement, non pas par erreur mais simplement par ce que le recenseur responsable était presque illettré. Alors qu'il était prévu qu'un opérateur de saisie n'avait le droit que de recopier ce qui était transcrit dans les carnets mais surtout pas de corriger. Ce qui retardait énormément le travail de saisie car il fallait bien faire attention à bien distinguer par exemple "georges" de "gorge", "zorze" ou "zeorze" et ce ne sont que des exemples parmi des centaines de cas.
Deuxième hic:
Au moment de leur recrutement il n'a été demandé aux opérateurs de saisie de signer aucun contrat. Tandis QU'AU MOMENT OU TOUT LE TRAVAIL EST TERMINE, vers le 20 Décembre, il leur a été présenté à chacun un contrat, dans lequel il est bien mentionné que les honoraires étaient de 80 Ar par enregistrement et que les opérateurs de saisie devaient obligatoirement travailler en binôme, mais qu'aucune mention ne précise que le 80 Ar devait être partagé entre les deux éléments du binôme, à raison de 40 Ar pour chacun. Pire, les opérateurs de saisie étaient convoqués en réunion pour leur expliquer clairement que LES RESPONSABLES AVAIENT FAIT UNE ERREUR EN ANNONCANT 80 Ar par enregistrement et qu'en réalité c'était plutôt 40 Ar par enregistrement, soit donc, le 80 Ar mentionné dans le contrat à partager entre chacun des membres du binôme.
Troisième hic:
La date exacte de paiement de leurs honoraires restant  inconnue, il leur a été suggéré de passer de temps en temps au bureau du Centre Informatique du District pour s'en informer.

Depuis le mois de Décembre 2013, période de la fin des travaux, les opérateurs de saisie n'arrêtent de faire le va-et-vient au bureau du CID, ayant déjà dépensé chacun des milliers d'Ar en frais de transport, sans savoir exactement combien ils seront payés pour le dur travail qu'ils ont fourni. Le Jeudi 14 Février, par un système de bouche à oreille  ceux-ci ont eu vent qu'ils allaient enfin être payés. Beaucoup ont fait le déplacement vers le CID, pour, encore une fois se voir notifier

 

Les opérateurs de saisie attendant leur paiement


qu'une erreur dans le traitement du dossier de déblocage du fonds a empêché le responsable du Trésor de débourser la somme correspondante et qu'il faut la signature du Chef CID pour recommencer toutes les procédures, alors que celui-ci, ou plutôt celle-là, parce qu'il s'agit d'une femme, EST SIMPLEMENT DEMISSIONNAIRE DEPUIS PLUS D'UN MOIS. Et les opérateurs de saisie rentrent bredouille, encore une fois. ET TOUT CELA POUR DES ELECTIONS SANS FAUTE, TRANSPARENTES ACCEPTEES PAR TOUS.

 
Posted By Tanavolahy Sambava
 Antaimby nord

 RN5, Antaimby Nord

 .

Un beau jour de cette année 2013 cependant, le Chef de District, le Maire, le Commissaire de Police accompagnés du Chef de Fokontany et de son adjoint, ainsi que du grand patron milliardaire, ont effectué une "descente"  inopinée sur le même lieu, notifiant les occupants qu'ils seront expulsés dans le plus bref délai, sous prétexte que le propriétaire de la propriété de l'autre coté de la clôture va construire un bâtiment valant plusieurs milliards d'Ar.

 

Les concernés refusent de nouveau et déclarent qu'ils ne quitteront le lieu que quand ils en obtiendront compensation, selon la promesse de Mr. Le Maire auparavant. Quelques jours plus tard, ils sont de nouveau, convoqués, mais cette fois-ci au bureau du Maire

  

 A l'heure convenue, le Chef de District est venu en personne pour assister le Maire et tous les deux à tour de rôle, font leur « exposé des motifs » pour convaincre ces marchands à détruire leurs constructions et déménager vers un vieux bâtiment, en dehors de toute circulation, abandonné depuis des décennies et totalement inapproprié pour l'exercice de leurs activités. Cette fois-ci, le motif d'expulsion n'a plus rien à voir avec le milliardaire mais pour la sécurité de la circulation, alors que parmi toutes les occupations d'emprise routière allant d'une extrémité de la ville à une autre, la construction des pavillons concernés est la plus réglementaire car, effectuée suivant un plan imposé par la Commune Urbaine et la moins gênante pour la circulation.

 Encore une fois les marchands ont refusé et en plus, ils ont rédigé un long communiqué, faisant référence à leur ancienne plainte classée sans suite et menaçant de renouveler celle-ci, cette fois-ci avec en plus, les motifs de "rétention de dossier" et "entrave à la justice". Une copie du communiqué est remise à chaque radio locale et une autre copie est envoyée au BIANCO. Aucune radio n’a accepté de diffuser le communiqué, arguant qu’il vise trop directement les hauts responsables.

 Bizarrement, à l'expiration du délai imposé, rien ne se passe. Sauf une note signée par le Maire pour ordonner aux marchands de détruire leurs pavillons et débarrasser les lieux avant une semaine, pour encore une fois un nouveau motif: "la construction d'un canal d'évacuation d'eaux usées". Uniquement sur cette partie litigeuse… .Le délai d'une semaine est passé depuis deux jours et, ...toujours rien. Dire que les commerçants ont convenu de se léver tôt ce jour-là pour attendre de pieds fermes l'équipe de la Commune Urbaine censée executer l'expulsion. Le communiqué non radiodiffusé qui a été probablement rapporté discrètement aux responsables visés a-t-il fait réfléchir quelques uns ou c'est le courrier adressé au BIANCO qui a produit son effet.  Dans tous les cas, les marchands des pavillons RN5 d'Antaimby Nord affirment haut et fort être prêts à aller jusqu'au bout et attendent en restant imperturbables. Quel nouveau scénario pour demain ? WAIT AND SEE


Bureau de la Région SAVA

 Bureau de la Région de SAVA

 

 


 
Posted By Tanavolahy Sambava
Antaimby nord

 Antaimby Nord

En 2011, un nouveau locataire d'une propriété privée située au bord de la RN5 à Antaimby nord à Sambava, un milliardaire tristement notoire pour son mépris des autres,  avait écrit au Maire pour  demander à celui-ci de "...chasser les petits commerçants..." (selon les termes utilisés dans la lettre au  Maire) installés devant sa clôture mais qui pourtant, se trouve bien à l'extérieure de son domaine. Le Maire lui avait répondu que ce ne sera possible que quand la commune urbaine aura trouvé un endroit pour réinstaller ces derniers. Après tout, les propriétaires des pavillons concernés sont bien en règle vis-à-vis de la commune quant à l'occupation du terrain.

 Non satisfait le milliardaire envoie un huissier, celui-là aussi affreusement reconnu pour ses méthodes  réputées radicales , muni d'une ordonnance vieille de plus de dix ans portant sur une affaire qui n'a rien à voir avec le cas mis en cause, accompagné d'une horde de policiers, enjoignant les marchands à détruire leurs pavillons dans un délai de moins d'un mois à cette époque-là. Mais ces derniers n'ont pas obtempéré. Le lendemain, chaque propriétaire de pavillon reçoit une convocation à se présenter au commissariat à une heure donnée. Au commissariat, ils sont reçus par l'huissier,  entouré de policiers, leur demandant de signer une promesse de détruire leurs pavillons et quitter les lieux dans un délai de 15 jours, à défaut de quoi,  ils ne ressortiront plus du commissariat mais directement gardés à vue pour un déferrement à Antalaha. Alors paniqués, les pauvres ont signé, n'ayant qu'un seul but en tête, sortir libre de ce bureau sinistre.
Mais une fois rentrés, ces marchands ont rédigé une longue plainte pour "extorsion de signature par voie de menaces et d'intimidations", "faux et usage de faux", "trafic d'influence" et "tortures morales" entre autres motifs, avec les copies de tous les documents de preuves à l'appui, puis l'ont dûment déposé à la Brigade de la Gendarmerie, dont une copie au Maire, une au Chef de Région et une autre au Chef de District. Une copie de chaque est également expédiée à chaque ministère directement ou indirectement concerné, une à la Commission « Sécurité » du Congrès de la Transition  et une autre au BIANCO.
A l'expiration du délai, il ne se passe rien pour l'expulsion, les commerçants sont soulagés, mais depuis, aucune suite n'a été réservée à la plainte qui pourtant, a été signée par une soixantaine de personnes et le milliardaire continue à proférer des menaces aux occupants de l'endroit à chaque fois qu’il en rencontre un isolément.

Qu'importe! se disent les marchands, tant pis si l'affaire est classée,  L'essentiel c'est de ne pas subir le tsindry hazolena de l'expulsion.

Une année est passée et les marchands des pavillons d'Antaimby nord se sentent rassurés et reconnaissants envers les responsables, quels qu'ils soient, qui ont dû  agir quelque part pour faire barrage au grand patron dans son intention de les expulser.     (A SUIVRE)



Bureau de la Région SAVA

 Bureau Région SAVA