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Posted By Tanavolahy Sambava

Toujours est-il que ce fameux arrêté interministériel N° 35 255/2013 représente une véritable reforme dans l'organisation générale du commerce de la vanille, en plus d'être un outil de mise en conformité fiscale des toutes les catégories professionnelles opérant dans la filière vanille.
Pourtant, au Chapitre V, sur les conditions d'accès  au titre de "professionnel" dans les différentes étapes que composent la filière vanille, toutes les catégories professionnelles opérant dans le métier y figurent sauf la catégorie "EXPORTATEUR"...et les conditions d'accès au titre d'exportateur ne seront traitées nul part dans l'arrêté, mais plutôt d'un AGREMENT DE L'EXPORTATEUR, qui a mérité un chapitre entier à lui seul, le Chapitre  VII.

chapitre7


En définitive, l'agrément de l'exportateur qui constitue la principale reforme apportée par l'arrêté 35 255/2013 est une poupée russe qui cache un autre agrément dont, cette fois-ci les critères sur lesquels reposent les conditions d'obtention de l'agrément ne sont pas définis: L'AGREMENT DE MAGASIN, à l'article 25 du Chapitre VII.
Au Service en charge du contrôle de conditionnement à Sambava on parle de la possession d'un magasin en dur comme principale condition d'obtention de l'agrément de magasin, mais sans préciser combien de mètres carrés...
Seule condition: "ÊTRE EN DUR"...beaucoup de « combien » et de « comment» en suspens!

Tanavolahy Sambava
 


 
Posted By Tanavolahy Sambava

Contrairement  à l'époque de la défunte CAVAGI (Caisse de stabilisation des prix de la vanille et du girofle), la libéralisation du commerce de la vanille a fait naître une multitude de jeunes entrepreneurs émergents, dont la majeure partie sont issus de la population paysanne et rurale, ayant terminés des études financées avec renfort de privation par leurs parents. Il est fréquent qu'un jeune campagnard devenu intellectuel dans la SAVA décide de créer sa propre entreprise dans le secteur vanille,  arrive à nouer des contacts commerciaux avec des clients importateurs et  se transforment progressivement de planteurs en exportateur, à l'échelle de quelques dizaines de kg par envoi. Par ailleurs,  à partir de plus de deux kg, la loi existante et en vigueur n'autorise l'envoi de gousses de vanille à l'étranger qu'à titre d'exportateur.
Avec l'impératif de disposer d'un magasin en dur pour obtenir l'"agrément de magasin" que deviendront ces jeunes exportateurs issus du milieu paysan dont la quantité moyenne exportée n'atteint même pas 500kg répartie sur 6 mois l'an? Plusieurs entreprises disparaitront, mais quelques chômeurs en plus pour renforcer le rang des délinquants potentiels.
Pourtant, il y avait un moment  où j'entendais comme une des principales devises d’un  gouvernement  "L'INCITATION A LA CREATION D'ENTREPRISE". Où en sommes-nous sur  ce sujet?
Si l'arrêté 35 255 / 2013 est donc, appliqué tel quel:
- des petites entreprises créées par des intellectuels paysans, avec la production familiale comme seul capital et leur diplôme comme actif vont disparaitre et une bonne proportion de la population active de la région va se décourager.
- seule une minorité de "gros exportateurs" seront autorisés à exporter. Bien évidemment, leur position leur permettra toutes les latitudes à imposer le prix d'achat au producteur. Un kolkhoze à la soviétique quoi.

 

chapitre7
Tanavolahy Sambava

 
Posted By Tanavolahy Sambava

Le texte est sûrement impeccable sur le plan juridique mais reflète une certaine précipitation dans son élaboration. Ce qui a empêché son application effective jusqu'à ce jour.
Il comporte  malgré tout, quelques articles bien fondés et bien formulés et apparemment pas plus compliqués à mettre en vigueur que les codes juridiques qui règlent la routine des agents de l'Etat mais que leur application a surtout renforcé les voies de corruption dans la filière vanille et que seuls une minorité d'acteurs, généralement les moins nantis en fonds de roulement qui les respectent. Il en est ainsi des chapitre I, II et VI. Les autorités ministérielles, au lieu de perdre du temps à faire un montage vidéo pour justifier une fausse source du problème de la vanille en vue d'instaurer un quasi monopole en faveur de quelques grandes sociétés dont la liste est établie en coulisse, devraient plutôt évoquer la nécessité de déterminer clairement qui sont les fonctionnaires et représentant de l'Etat qui n'ont pas fait convenablement leur travail. Si parce que des  produits non commercialisables ont pu être exportés, le Ministère du Commerce décide que les petits exportateurs, malgré leur régularité administrative et fiscale, deviennent "informel" donc, à bannir, à quoi sert alors cette importante commission de contrôle CCCO et phytosanitaire?

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chapitre1et2
chapitre3
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Le chapitre IX sur l'usage de l'emballage en sous-vide est complètement déconnecté des réalites de la chaine de production de la vanille. Attendre 5 mois après ouverture de campagne verte avant de mettre en sous-vide équivaut  à l'interdire  totalement car à ce stade-là, l'usage de l'emballage sous-vide ne présente plus aucun intérêt.

Tandis que pour le Chapitre VII sur l'Agrément de l'exportateur, on se demande s'il n'a pas été conçu pour servir les intérêts d'une minorité qui veut garder le plus gros morceau du gâteau pour elle seule.

Cliquez sur l'image pour aggrandir

chapitre7
 


 
Posted By Tanavolahy Sambava

Arrêté interministériel N°/ 35 255/2013. C'est le texte que l'Etat compte mettre en vigueur pour règlementer désormais la commercialisation de la vanille à Madagascar. Une loi promulguée en 2013 qui n'a jamais été mise en application. Et à y voir de plus près, on ne peut  pas s'empêcher de se poser des questions sur la possibilité réelle de la faire appliquer dans une région qui ne raisonne que par le "fiaraha-miasa" (littéralement "collaboration"  pour désigner un bakchich) et en plus, dans un secteur qui, traditionnellement, est le domaine de prédilection de toutes sortes de corruptions.

Exiger d'établir systématiquement une facture d'achat à chaque transaction,  de la part des collecteurs composés principalement de quasi-illettrés qui croient en général que signature est synonyme de piège, c'est pas gagné d'avance et démontrer qu'un lot de gousses a été cueilli tel nombre de mois et a une teneur en vanilline de tel pourcentage avant d'avoir été emballé en sous-vide en l'absence de tout équipement d'analyse, c'est loin d'être évident.

extrait arrêté 35 255 /2013 (1)
extrait arrêté 35 255 /2013 (2)
 

Encore une fois, un  blablabla qui va faire le bonheur des sangsues qui occupent les barrages routiers. Pauvre de nous.

Tanavolahy Sambava


 
Posted By Tanavolahy Sambava

vanille de Madagascar
 

Le  tsunami causé par la hausse vertigineuse des prix de la vanille ces derniers temps a pris de court tous les acteurs exerçant en aval de la filière. Et cet emballement des prix a engendré un changement radical dans le comportement des planteurs qui, devenus spéculateurs, mettent en sous-vide leurs produits sans les sécher convenablement. Ainsi, les produits finis sont restés rares durant toute la saison, la majeure partie de la production étant stockée sous emballages sous-vide avec un taux d'humidité à peine inférieur à celui d'une gousse verte. En bout de  chaîne, au niveau de la clientèle finale, le résultat ne s'est pas fait attendre: les bonnes vanilles Bourbon de Madagascar se rarifient et les clients se plaignent d'une nette baisse de la qualité des produits qu'ils réceptionnent.
Alerté, le gouvernement  s'est mis en branle-bas de combat,  a organisé dans l'urgence le 14 Novembre dernier, une journée d'assises nationales sur la filière vanille, à l'issue de laquelle, il a été reconnu qu'une grande restructuration de la filière est nécessaire et une révision des textes la règlementant doit être entreprise. Pour stopper au plus vite la tendance à la dégradation de la qualité de la vanille malgache, il a été décidé qu'il sera désormais interdit de vendre et d'acheter des gousses non parvenues à un taux d'humidité jugé normal pour la commercialisation, dans le but de contraindre les planteurs à sortir leurs produits des sachets et de les sécher convenablement.
Pour leur grande joie, la promulgation des résolutions de ces assises auront deux importants impacts en faveur des clients de la vanille de Madagascar: la baisse des prix et l'amélioration de la qualité.
En effet, avec l'interdiction d'acheter les gousses emballées prématurément, qui constituent quand-même encore au moins 60% des stocks existant, le commerce local va connaitre un certain ralentissement, ce qui ne manquera pas de faire baisser les prix, et  les vendeurs seront contraint de bien sécher leurs produits avant de les vendre, ce qui contribuera à améliorer la qualité de la vanille malgache.

Tanavolahy Sambava