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VANILLALAND TOURS

Posted By Tanavolahy Sambava

Une jurisprudence est née. Aucune loi ne peut interdir l'usage du sous-vide dans la vanille.

Le 15 septembre 2016 a été saisi 52,600 Kg de vanille d’un collecteur de Sambava pour cause de sous vide suivant l’arrêté interministérielle de 2016 portant interdiction du sous vide.
 
Le 31 octobre 2016 ont été ordonné par le tribunal de première instance d’Antalaha la restitution à son propriétaire sa vanille car mettre en sous vide ne constitue aucune infraction à aucune loi
 
Ce jugement définitif (grosse dument rempli de la formule exécutoire) dont ci dessous une copie fait jurisprudence. Le ministère public n’ayant pas fait appel, les délais de recours sont épuisés et l’état de droit existe. 
 
Saisir la vanille en sous vide d’un père de famille de 2 enfants et travaillant honnêtement pour faire vivre sa famille est elle la seule alternative pour améliorer la qualité de la vanille??
 
Il n’y a plus lieu a poursuivre et à contrôler la mise en sous vide et cette décision permet ainsi à tous les opérateurs de vanille de ne plus craindre les contrôles de sous vide et de disposer librement du conditionnement de leur vanille.
 
Le sous vide est, et reste simplement un emballage libre d’utilisation par tout un chacun.
 
A souligner la grande mobilisation et solidarité entre les exportateurs et collecteurs de vanille de Sambava pour le soutien commun à l’un des leurs.
 
Posted by: Tanavolahy Sambava
Jurisrpudence sur interdiction du sous-vide4
Jurisrpudence sur interdiction du sous-vide3
Jurisrpudence sur interdiction du sous-vide2
Jurisrpudence sur interdiction du sous-vide 11
 

 
Posted By Tanavolahy Sambava

UN ATELIER NATIONAL PORTEUR D'ESPOIRAtelier National Vanille 2016
Tout a été dit  dans ce grand débat sur la situation délicate du secteur vanille à Madagascar qui a  abouti à un Atelier National encadré par 5 Ministres les 04 et 05 Mai dernier à Sambava. Les résolutions adoptées ont été en partie "imposées" par un arrêté interministériel signé à la va-vite par 4 ministres à la veille d'un remaniement,mais l'originalité de cet Atelier National sur la vanille de 2016 est l'adoption  du Dinamparitra (une série de codes d'interdictions avec les peines correspondantes visant à sécuriser les milieux de production et à améliorer la qualité en réprimant  les cueillettes précoces et la mise sous-vide)
Avec l'approbation des représentants de toutes les institutions de la république, la participation  et la présence effective des autorités régionales et de la majorité des élus de chaque région productrice l'Atelier National a été clôturé avec autorité par le Ministre de l'Agriculture en déclarant solennellement la mise en vigueur des textes de deux documents et en insistant sur le respect de l'état de droit:
- l'arrêté interministériel N° 8579/2016  amendant l'arrêté interministériel N° 35255/2013
- le Dinamparitra
Si malgré le veto du gouvernement, l'arrêté interministériel est majoritairement contesté, le Dinamparitra quand à lui, très développé, réaliste  car rédigé avec les paysans et dans leur milieu, a été adopté par  les milliers de participants de l'Atelier National contre deux voix. ET la grande innovation apportée par le Dinamparitra réside dans l'interdiction stricte sous-peine de destruction de produits, de la cueillette avant les dates promulguées par les autorités régionales et de l'usage du procédé sous-vide à tous les niveaux de la filière.
Après tant de vacarme et de  discours ayant résonné jusqu'à Paris, à la suite de multiples faux et vrais pré ateliers, parallèlement à des rencontres et négociations secrètes entre différentes têtes de lobby, un certain atmosphère de satisfaction a été ressenti chez les acteurs dans tous les secteurs de la filière et un certain vent de motivation noté dans le milieu des producteurs. Grace surtout à l'adoption du Dinamparitra.
Sans attendre l'homologation effective du tribunal, les paysans de chaque Fokontany (circonscription administrative de proximité), a adopté en assemblée générale, des mesures allant dans l'esprit du Dinamparitra....lire la suite (l'ETAT ET LA VANILLE:...(II)


 
Posted By Tanavolahy Sambava

MOI VOTRE DEPUTE JE VOUS ORDONNE DE FOULER LA LOI AUX PIEDS!

cueillette vanille
Ainsi, à Antsahalalina, en assemblée générale les habitants condamnent toute personne qui cueille ou prise en détention de gousses de vanille avant les dates officielles à payer une amande de 100 000 Ar. Le jour les vieux  assurent la vigilance dans le village et la nuit les jeunes se répartissent par équipe à travers chaque vallée de champs. Et le résultat était jusqu'alors, incroyable: même les voleurs sur pieds ont disparu et les gousses  continuaient à murir normalement.Et plouf! il a suffit qu'un illuminé élu député est apparu et tout est tombé dans l'eau!

"Moi votre député, avec mon pouvoir je vous ordonne de fouler aux pieds les résolutions de l'Atelier Vanille et d'enfreindre toute interdiction de cueillette, cueillez vos produits et téléphonez-moi si on vous emmerde!"Que voulez-vous? Il n'est pas élu député pour rien: il est populaire!
Malgré la  réticence de la majorité des paysans, il ne manque pas dans les villages, quelques familles qui, pour une raison ou une autre, sont dans un réel besoin d'argent et y voyant alors, une occasion salutaire pour résoudre leur problème, se sont accourues vider leur champs de vanilliers de toutes les gousses sans distinction, en arrachant les grappes plutôt qu'en cueillant les gousses. Y passent donc tout, y compris les jeunes gousses à un mois de leur maturité!
Embarrassé l'état-major de quartiers mobiles est dissout et la garde est levée. Le reste des planteurs n'a plus le choix: il faut cueillir sinon,...En deux journées, plus aucune grappe dans les champs. Pour à peine, 50% de gousses matures! Pour la vanille malgache, la qualité coûtera encore chère cette année.Et l'on ne peut s'empêcher de se poser des questions sur l'existence réelle de l'Etat dans le pays.
A quoi bon avoir fait tant de fanfares, dépensé tant d'argent et de temps, mobilisé tant de personnes des plus bas au plus haut rang de ce prétendu Etat, déclenché tant de passions, confronté tant d'antagonismes pour en arriver là.
Pour quelle espèce d'animaux tous ces prétendus officiels et autorités de tous les horizons présents à l'Atelier Vanille 2016 prennent-ils les paysans planteurs de vanille? Qui a autorité sur qui et sur quoi dans cette administration de singes?
Maintenant que le mal est fait qui va payer? D'autant que  le responsable est bien connu!Y a-t-il force de loi ? Dans ce pays, une loi sert-elle à être appliquée ? Et alors !
Au moins une histoire est écrite. Celle d'un illuminé élut député au milieu d'un gouvernement d'abrutis, qui par un simple claquement des doigts, fait effondrer par terre l'avenir de tout un peuple.Dans le pays de l'Etat de droit c'est le mal qui  a droit sur l'Etat.

Lire auparavant: L'ETAT ET LA VANILLE... (I)


 
Posted By Tanavolahy Sambava

vanille de Madagascar

Et si le volume exporté ne constitue que la moitié de la production globale, OU PASSE  DONC  L'AUTRE MOITIE?

Mr. X exportateur sérieux et expérimenté, a conclu un deal avec son client étranger après avoir bien étudié le marché et bien analysé la tendance des prix. Pour déterminer le prix FOB qu'il a convenu avec son client il s'est basé sur un prix d'achat de  500 000 Ar le kg promis par un fournisseur, un spéculateur local. Le jour où il est venu prendre livraison et payer le fournisseur, celui-ci déclare que malheureusement un autre client potentiel a promis d'acheter son lot à 550 000 Ar le kg! Désemparé Mr. X cherche et trouve un autre stockeur qui dispose encore de plusieurs tonnes de gousses préparées et avec celui-ci c'est 600 000 Ar ou rien! Ne se décourageant pas, il retourne vers son client pour tout rendre compte et renégocier le prix FOB. Marché conclu sur la base d'un prix d'achat au local à 600 000 Ar le kg et revient immédiatement chez le fournisseur des gousses de 600 000 Ar le kg...celui-ci affirme que le prix a déja augmenté...! Et la galère continue jusqu'à ce que Mr X jette l'éponge et laisse s'envoler la commande. Une galère qui concerne plusieurs exportateurs à cette  période  d'intersaison 2015-2016  vers la  fin du mois d'Avril.
Ce qui est intriguant c'est que ces détenteurs de gros stocks de vanille ne sont ni préparateurs-acheteurs ni exportateurs. Mais de gros bonnets, réputés pour leurs gros sous, les nouveaux milliardaires de la région.
Et la réponse à la question est là! la moitié de la production vanillière de la saison 2015 est entre les mains d'une poignée de personnes qui les ont achetées sans aucun soucis de rendement, en surenchérissant sur les prix aux producteurs pour éliminer les acheteurs traditionnels agissant pour le compte des exportateurs traditionnels, et ensuite  acheter le plus possible dans un minimum de temps. A cause de leur comportement d'achat, ils ont favorisé la tendance générale à la spéculation phénomène qui à son tour, à poussé à la généralisation des procédés artisanaux de mise sous-vide à l'aide de rudimentaires aspirateurs de ménage couplés avec de simples soudes-plastiques.
Et ces personnes, milliardaires, ne sont nullement pressées de vendre leur stock. Et pour cause, elles y trouvent un nouveau jeu pour se distraire; à chaque passage d'un acheteur potentiel qui entame une négociation, elles surenchérissent sur le prix.
Et ils ne manquent pas de clients, en rupture de stock et  pris au dépourvu par cette hausse surnaturelle des prix de ce denrée, pourtant primordiale dans la composition des produits vendus par leur entreprise, qui n'ont aucun choix que d'en acheter un minimum de quantité. Mais le résultat sur le marché ne se fait pas attendre: le bruit court selon lequel Mr X a vendu son lot à un prix exceptionnel de telles centaines de milliers d'Ar par kg et tous les autres détenteurs de stocks s'alignent sur ce prix, voire surenchérissent davantage en espérant en vendre plus cher. Et le phénomène perdure.

Par Tanavolahy Sambava


 
Posted By Tanavolahy Sambava


vanille de Madagascar

Mais pourquoi ces détenteurs de stocks semblent si confiants et ne se pressent pas de vendre alors qu'ils ne peuvent pas ignorer la traditionnelle volatilité du marché de la vanille dont le prix risque de s'effondrer du jour au lendemain.

Même si peu de personnes ont osé clamer (nous sommes le premier à le faire: lire notre article "LA VANILLE DE MADAGASCAR EN DANGER (I et II) haut et fort, ce qu'un grand nombre d'observateurs les plus éveillés ont pensé tout bas dès le début de la saison, il est maintenant reconnu officiellement par la bouche même du Ministre du Commerce et de la consommation que le marché de la vanille est  envahie par une campagne de blanchiment des milliards de bois de rose qui n'ont pas pu entrer dans le circuit bancaire. Oui mais, ne serait-ce pas trop facile? Quand un client d'une banque vient faire un dépôt d'un milliard d'ariary qu'il déclare avoir gagné par la vente de gousses de vanille, serait-il si difficile pour les investigateurs des services de lutte contre  l'argent sale de remonter la filière pour se poser une question sur l'origine des fonds qui ont servi à l'achat de ces vanilles? Alors dans ce cas quel pourrait  être alors l'attitude du blanchisseur qui en est averti alors qu'il  se retrouve déjà avec 20 tonnes de vanille entre les bras?
La vanille malgache est simplement pris en otage par le trafic des bois de rose.

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1. parkazy talôha: ancien parking, lieu actuel où se rencontrent traditionnellement les vendeurs et les acheteurs de gousses de vanille.
2. kobay lava: sobriquet  donné aux rabatteurs en gousses de vanille.

Par Tanavolahy Sambava

http://www.vanillaland.com

Voir aussi:

- LA VANILLE MALGACHE OTAGE DU TRAFIC DE BOIS DE ROSE I

- LA VANILLE MALGACHE OTAGE DU TRAFIC DE BOIS DE ROSE II