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VANILLALAND TOURS

Posted By Tanavolahy Sambava

CE JOUR à la salle de réunion de la Région SAVA:réunion sur la vanille

A l'invitation de MM le Chef de Région SAVA

et le Sénateur Befototo Angelin,
une réunion de tous les professionnels de la filière vanille, des producteurs aux exportateurs en passant par les collecteurs, préparateurs-acheteurs s'est tenue à la salle de réunion de la Région SAVA, ce, pour répondre à la grogne d'une grande partie des acteurs de la filière face à certaines décisions prises ces derniers temps par une entité minoritaire au nom de toute la filière.

réunion sur la vanille

A travers de fracassantes déclarations pour dénoncer différents aspects des procédures suivies dans les prises de décisions touchant l'avenir de la profession, qui pourtant risquent de n'être pas toujours favorables aux intérêts de la majorité laborieuse de la filière vanille,

TOUS LES INTERVENANTS, UNANIMEMENT, DEMANDENT A TOUS LES PROFESSIONNELS DE LA VANILLE, des paysans producteurs aux exportateurs dans la région SAVA de prendre LES RÉSOLUTIONS SUIVANTES

FRONT GÉNÉRAL CONTRE UNE TENTATIVE DE VERROUILLER LE MARCHE DE LA VANILLE EN FAVEUR DE QUELQUES ENTITÉS MONOPOLISTES appuyées par quelques officiels qui tentent de TIRER UN PROFIT PERSONNEL D'UN INTERVENTIONNISME DE L'ETAT dans le secteur.

NON A LA COMPOSITION DES INVITES AU PRE-ATELIER dont 80% d'officiels (ministres, directeurs et autres occupants de postes politiques) totalement déconnectés des réalités de la vanille et seulement 20¨% de professionnels de la vanille (producteurs, collecteurs préparateurs, exportateurs)

NON A UNE DÉCISION UNILATÉRALE D'UNE SEULE ENTITÉ COMPOSÉE D'UNE PETITE MINORITÉ DE DINOSAURES sans concertation préalable avec le reste de la filière sur:
1./. la date et le lieu de la tenue du pré-atelier POURQUOI FUIR LOIN DE LA RÉGION PRODUCTRICE QUI REGROUPE 80% de la production et de la population productrice?
2./ la date de l'élection des membres du bureau de la Plateforme Régionale.

ET INVITENT TOUS LES ACTEURS A TOUS LES NIVEAUX A ADHÉRER DANS UN GROUPEMENT PROFESSIONNEL DE SON SECTEUR D’ACTIVITÉS pour préparer dans les meilleures conditions, l'élection des membres de bureau le plus fidèlement représentatifs de son secteur d'activités. pour chaque niveau des plateformes.

Nouvelles recueillies par Tonton Dom


 
Posted By Tanavolahy Sambava

Toujours est-il que ce fameux arrêté interministériel N° 35 255/2013 représente une véritable reforme dans l'organisation générale du commerce de la vanille, en plus d'être un outil de mise en conformité fiscale des toutes les catégories professionnelles opérant dans la filière vanille.
Pourtant, au Chapitre V, sur les conditions d'accès  au titre de "professionnel" dans les différentes étapes que composent la filière vanille, toutes les catégories professionnelles opérant dans le métier y figurent sauf la catégorie "EXPORTATEUR"...et les conditions d'accès au titre d'exportateur ne seront traitées nul part dans l'arrêté, mais plutôt d'un AGREMENT DE L'EXPORTATEUR, qui a mérité un chapitre entier à lui seul, le Chapitre  VII.

chapitre7


En définitive, l'agrément de l'exportateur qui constitue la principale reforme apportée par l'arrêté 35 255/2013 est une poupée russe qui cache un autre agrément dont, cette fois-ci les critères sur lesquels reposent les conditions d'obtention de l'agrément ne sont pas définis: L'AGREMENT DE MAGASIN, à l'article 25 du Chapitre VII.
Au Service en charge du contrôle de conditionnement à Sambava on parle de la possession d'un magasin en dur comme principale condition d'obtention de l'agrément de magasin, mais sans préciser combien de mètres carrés...
Seule condition: "ÊTRE EN DUR"...beaucoup de « combien » et de « comment» en suspens!

Tanavolahy Sambava
 


 
Posted By Tanavolahy Sambava

Le texte est sûrement impeccable sur le plan juridique mais reflète une certaine précipitation dans son élaboration. Ce qui a empêché son application effective jusqu'à ce jour.
Il comporte  malgré tout, quelques articles bien fondés et bien formulés et apparemment pas plus compliqués à mettre en vigueur que les codes juridiques qui règlent la routine des agents de l'Etat mais que leur application a surtout renforcé les voies de corruption dans la filière vanille et que seuls une minorité d'acteurs, généralement les moins nantis en fonds de roulement qui les respectent. Il en est ainsi des chapitre I, II et VI. Les autorités ministérielles, au lieu de perdre du temps à faire un montage vidéo pour justifier une fausse source du problème de la vanille en vue d'instaurer un quasi monopole en faveur de quelques grandes sociétés dont la liste est établie en coulisse, devraient plutôt évoquer la nécessité de déterminer clairement qui sont les fonctionnaires et représentant de l'Etat qui n'ont pas fait convenablement leur travail. Si parce que des  produits non commercialisables ont pu être exportés, le Ministère du Commerce décide que les petits exportateurs, malgré leur régularité administrative et fiscale, deviennent "informel" donc, à bannir, à quoi sert alors cette importante commission de contrôle CCCO et phytosanitaire?

Cliquez sur l'image pour aggrandir

chapitre1et2
chapitre3
chapitre6
 

Le chapitre IX sur l'usage de l'emballage en sous-vide est complètement déconnecté des réalites de la chaine de production de la vanille. Attendre 5 mois après ouverture de campagne verte avant de mettre en sous-vide équivaut  à l'interdire  totalement car à ce stade-là, l'usage de l'emballage sous-vide ne présente plus aucun intérêt.

Tandis que pour le Chapitre VII sur l'Agrément de l'exportateur, on se demande s'il n'a pas été conçu pour servir les intérêts d'une minorité qui veut garder le plus gros morceau du gâteau pour elle seule.

Cliquez sur l'image pour aggrandir

chapitre7
 


 
Posted By Tanavolahy Sambava

Arrêté interministériel N°/ 35 255/2013. C'est le texte que l'Etat compte mettre en vigueur pour règlementer désormais la commercialisation de la vanille à Madagascar. Une loi promulguée en 2013 qui n'a jamais été mise en application. Et à y voir de plus près, on ne peut  pas s'empêcher de se poser des questions sur la possibilité réelle de la faire appliquer dans une région qui ne raisonne que par le "fiaraha-miasa" (littéralement "collaboration"  pour désigner un bakchich) et en plus, dans un secteur qui, traditionnellement, est le domaine de prédilection de toutes sortes de corruptions.

Exiger d'établir systématiquement une facture d'achat à chaque transaction,  de la part des collecteurs composés principalement de quasi-illettrés qui croient en général que signature est synonyme de piège, c'est pas gagné d'avance et démontrer qu'un lot de gousses a été cueilli tel nombre de mois et a une teneur en vanilline de tel pourcentage avant d'avoir été emballé en sous-vide en l'absence de tout équipement d'analyse, c'est loin d'être évident.

extrait arrêté 35 255 /2013 (1)
extrait arrêté 35 255 /2013 (2)
 

Encore une fois, un  blablabla qui va faire le bonheur des sangsues qui occupent les barrages routiers. Pauvre de nous.

Tanavolahy Sambava


 
Posted By Tanavolahy Sambava

vanille de Madagascar
 

Le  tsunami causé par la hausse vertigineuse des prix de la vanille ces derniers temps a pris de court tous les acteurs exerçant en aval de la filière. Et cet emballement des prix a engendré un changement radical dans le comportement des planteurs qui, devenus spéculateurs, mettent en sous-vide leurs produits sans les sécher convenablement. Ainsi, les produits finis sont restés rares durant toute la saison, la majeure partie de la production étant stockée sous emballages sous-vide avec un taux d'humidité à peine inférieur à celui d'une gousse verte. En bout de  chaîne, au niveau de la clientèle finale, le résultat ne s'est pas fait attendre: les bonnes vanilles Bourbon de Madagascar se rarifient et les clients se plaignent d'une nette baisse de la qualité des produits qu'ils réceptionnent.
Alerté, le gouvernement  s'est mis en branle-bas de combat,  a organisé dans l'urgence le 14 Novembre dernier, une journée d'assises nationales sur la filière vanille, à l'issue de laquelle, il a été reconnu qu'une grande restructuration de la filière est nécessaire et une révision des textes la règlementant doit être entreprise. Pour stopper au plus vite la tendance à la dégradation de la qualité de la vanille malgache, il a été décidé qu'il sera désormais interdit de vendre et d'acheter des gousses non parvenues à un taux d'humidité jugé normal pour la commercialisation, dans le but de contraindre les planteurs à sortir leurs produits des sachets et de les sécher convenablement.
Pour leur grande joie, la promulgation des résolutions de ces assises auront deux importants impacts en faveur des clients de la vanille de Madagascar: la baisse des prix et l'amélioration de la qualité.
En effet, avec l'interdiction d'acheter les gousses emballées prématurément, qui constituent quand-même encore au moins 60% des stocks existant, le commerce local va connaitre un certain ralentissement, ce qui ne manquera pas de faire baisser les prix, et  les vendeurs seront contraint de bien sécher leurs produits avant de les vendre, ce qui contribuera à améliorer la qualité de la vanille malgache.

Tanavolahy Sambava